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LA ROYAL X
Les Magistrats ont écrit dans leurs conclusions en 1996 "qu'au surplus il est établi que la Royal type 10 n°430080 découverte chez SEZNEC a été achetée neuve par la banque Guaranty-Trust le 23 septembre 1920 et que la Guaranty-Trust a acheté une nouvelle Royal 10 neuve à Chenouard qui lui a repris une Remington et une Royal usagées". Il y a donc 5 témoins qui ont affirmé que c'est bien cette machine là qui a été achetée au Havre et pas une autre. Nous démontrons le contraire :
le numéro de série 430080 indique bien une machine Royal sortie d'usine en 1920, malheureusement le modèle "saisi" à la scierie de Guillaume Seznec est un modèle sorti en début 1923. Il est étonnant de lire dans quelques journaux, et pour embrouiller le public, que cette machine aurait été échangée. On ne comprend d'ailleurs pas très bien comment une machine n'ayant jamais existé ait pu être échangée contre une autre...A la base, il 'y a jamais eu de machine à écrire...sauf peut-être à la sūreté, dans le bureau de Pierre BONNY. Les dernières expertises auraient démontré qu'ils s'agissait bien de celle-là, saisie chez Guillaume SEZNEC...si... si... elle a été expertisée... sur photo ! Cette machine a été vendue aux enchères publiques rapidement après la condamnation de G. Seznec. Plus de traces...donc plus de preuves.Pour nous permettre d'identifier cette machine (la seule parue dans l'Excelcior avec son étiquette) nous avons du interroger un musée; celui-ci nous a répondu positivement que ce modèle était sorti en 1923 et nous a envoyé la page d'un ouvrage sur les Royal avec en prime le même modèle Royal X, ayant sur les cōtés deux petites fenêtres vitrées appelées "double windows".Si ce modèle est apparu dès les années 14, une autre série identique avec "2 windows" a bel est bel et bien sortie dès 1923- Donc, dans un sens comme dans l'autre, rien ne prouve que ce modèle présenté fasse partie des machines sorties à partir de 1914 ni non plus à partir de 1923 (sources : références chez les collectionneurs de machines à écrire) Le numéro, quant à lui, faisait partie d'une série sortie quelques années avant. Mais les deux promesses de vente refaites en faux d'apparence grossière, pour qu'on s'en rende bien compte, ont, quant à eux été tapés sur deux machines différentes. D'ailleurs Chenouard à spécifié "je la reconnais parce qu'elle avait un gros problème à la crémaillère encore existant aujourd'hui"
Il est étonnant de s'apercevoir qu'il a suffit de poser le problème des deux actes (frappe qui n'est pas identique) pour qu'on se rende compte également que nulle part avant on a parlé de ce problème dans les décisions antérieures. Il y avait pourtant eu des expertises...
Ces 5 témoignages (Chenouard, Legrand, de Hainnaut, Héranval, Luria) sont faux et ne peuvent, en aucun cas être retenus.NEWS!! Du nouveau sur Chenouard. Une question brulante : ils étaient sous le coup d'une condamnation d'un tribunal : avaient-ils le droit de témoigner ??
Ils se sont tous les trois enfuis l'année du procès. Ils avaient des commerces ou avaient des postes à responsabilité. S'ils étaient de bonne foi, alors pourquoi cette fuite ???
(voir "articles & photos, sous PRIOL).. Y'avait pas assez de place!

...


la fameuse machine Royale 10 qui en fait n'a jamais servi à taper les promesses de vente

LE VOYAGE AU HAVRE
Dans leurs conclusions, les magistrats en 1996 affirment :"Qu'à 22h01 le rapide 502 partait de Plouaret pour conduire ses voyageurs à Saint-Brieuc, mais aussi à Paris, où il est arrivé le 13 juin à 7h15; qu'il suffisait alors à Seznec de se rendre de la Gare Montparnasse à la gare Saint-Lazare, ce que le métro permettait de faire en 13 minutes, pour y prendre à 8 heures le train du Havre, où De Hainaut et Legrand, qui sont montés à Rouen, l'ont vu, avant d'arriver au Havre à 12h52".
Nous démontrons le contraire. Pour faire ce parcours, un voyageur n'arrivera qu'après 8h au guichet de la gare St-Lazare. Il lui faut encore acheter son billet, ce qui n'est plus possible car les ventes s'arrêtent 5 minutes avant le départ du train. Les Magistrats se sont basés sur les 13 minutes de trajet métro, 13 minutes de ce qu'on appelle "marche-type théorique"sous réserve d'un arrêt sous tunel et ne tenant pas compte de l'affluence à cette heure, de la marche à pied dans les couloirs du métro, des achats et compostages des billets qui étaient manuels.
Idem pour le voyage de retour Le Havre/Paris vers Plouaret, le voyageur n'arrivera qu'après 17h.Savez-vous qu'il y avait un bon kilomètre à faire à pied du magasin Chenouard à la gare ?? Alors, même en admettant qu'il ne mette que deux ou trois minutes pour revenir de la poste où il y a déposé un télégramme et aller chez Chenouard, il a quand même attendu au moins 3 minutes (temps pour un professionnel des machines à écrire) pour changer le ruban (attestation de Chenouard) au moins 2 minutes pour emballer grossièrement la machine, ce qui fait en tout 7 minutes; il en serait sorti vers 16h42 plus environ 20 minutes pour arriver à la gare.Il est 17h passées et il doit faire la queue pour acheter son billet de train.. Mais c'est trop tard ! Et oui, et encore, il avait une machine sur l'épaule. Elle pèse 15 kgs. Sa démarche est ralentie et il s'est probalement arrêté en route, mais nous n'en avons pas tenu compte; nous avons pris un trajet piéton.Vous remarquerez également que sur ce trajet, seuls les témoignages de Chenouard et Cie sont pris en compte. Y-a-t-il des témoins dans le train qui va du Havre à Paris ??Non, mais en revanche il y en a un sur la gare Montparnasse....Qui était déjà probablement bien là et jamais parti du Havre !
...De plus, pourquoi un Morlaisien aurait-il fait ce long voyage alors qu'il eut été plus facile de prendre la navette qui reliait Morlaix au Havre par bateau...

La Gare Saint-Lazare départ pour Le Havre

LES MENSONGES DE MAITRE POULIQUEN
Qu'est-ce, au juste, qu'une promesse de vente sous seings privés ? Ce n'est qu'une promesse, pas une vente. Pour que ce type de document soit valable, il faut que le vendeur et l'acheteur l'aient fait enregistrer auprès du centre des hypothèques, ce qui évite bien des fraudes, car rien n'empêche le promettant de signer plusieurs promesses à des personnes différentes. Guillaume Seznec devait avoir une assez grande confiance pour ne pas être allé faire enregistrer de document. Mais de cela jamais Me Pouliquen n'en a parlé. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle de nos jours, il faut faire enregistrer toute promesse unilatérale de vente. Il a centré ses témoignages sur les "faux", fausses signatures. Il savait également qu'il fallait 3 copies de cet acte : un supplémentaire pour l'enregistrement.

Pourquoi Pouliquen a-t-il demandé l'annulation de la promesse de vente si celle-ci n'était pas valable et puisque la condamnation de Guillaume Seznec était rendue elle annulait de fait cette promesse !

Guillaume Seznec ne pouvait pas prendre possession de la maison sans Quémener. Quel aurait été l'interêt à le faire disparaitre ?

Donc le meurtre et les faux ne sont pas un mobile..Comme on dit: "cherchez à qui profite le crime,vous trouverez l'assassin ou les commanditaires"...

Si Jean Pouliquen n'avait rien à se reprocher et en partant de la thèse que Guillaume Seznec aurait fait ces faux pour s'approprier le domaine Traou-Nez, il aurait tout de suite dit qu'en plus d'être des faux, ces documents n'avaient pas de valeur puisqu'ils n'avaient de toute façon, pas été enregistrés. Mais il n'a rien dit.


La Maison de Traou-Nez à Plourivo

LE TRAFFIC DES CADILLAC
Les Forces Expéditionnaires Alliées ont laissé beaucoup de matériel sur le territoire français après la 1ère guerre mondiale. Il y avait une partie dont elle ne se servait plus : véhicules, équipements divers, et une autre qu'elle souhaitait faire rentrer sur le sol américain.Le 4 aout 1919, fut établi un rapport préliminaire par le Secrétaire de la Guerre, Edwin S. Parker, lequel soumettait de nombreux problèmes liés à ces ventes de surplus.
Le plus important était celui lié aux frais de douanes pour rapatrier le matériel sur le sol américain. Tout ce qui se trouvait en France avait été prévu pour équiper une armée de 4.000.000 d'hommes...Il fut finalement signé un "contrat" entre le Sous-Secrétaire d'Etat aux Finances, Paul Morel et le "United States Liquidation Commission" du département de la guerre, contrat de vente de toutes installations (constructions, structures, docks, lignes télégraphiques et téléphoniques, chemins de fer, installations de toutes natures), construites ou acquises en France depuis le 6 avril 1917. De même que tous les surplus mobiles importés ou acquis en France depuis cette même date.
Il est bien évident que ce fut là une mane où chacun put y puiser et faire des affaires. Les voitures américaines, réputées pour leur solidité, plaisaient beaucoup. Des constructeurs s'en servaient et copiaient les modèles. Pierre Quemener et Guillaume Seznec tentèrent eux-aussi, leur chance.
Ces stocks s'élevaient à des millions et des millions de $ U.S. dont le gouvernement américain désirait la contre partie en monaie or.

Stocks de véhicules américains à Saint Ouen apres la 1ère guerre

LES 24 HEURES DU MANS ..
Le fameux week end de sa disparition,se déroulaient les 24 Heures du Mans;ce n'est qu'une supposition mais dans le temps rien n'empéchait Pierre Quémener de régler ses affaires à Paris le samedi 26 mai (d'ou le fait d'être pressé d'arriver au plus vite et de laisser Guillaume seul)et de se rendre le soir au Mans assister à une partie de la course(organisée je le rappelle par l'Automobile Club de l'Ouest).En tant qu'Elu il avait sūrement des gens à voir lors d'une manifestation officielle organisée par sa région d'origine.L'affiche nous indique que la soirée et la nuit du 26 au 27 mai, il y avait attractions et buvettes...sur un evènement comme les 24 Heures du Mans à L'époque il se devait d'être présent,politiquement et commercialement.A notre avis il s'est bien rendu à Paris,le 25 au soir(peut être en remontant d'une gare en sens inverse pour attraper une correspondance)a passé le 26 dans la capitale(d'où il à bien été vu par plusieurs témoins)aurait pris un train en soirée pour le Mans et le 27 retour vers Landerneau puis traou-Nez ,où se sont déroulés les évènements de la nuit du 27 avec les coups de feu sur la berge.(Nous ne pensons pas qu'il y fut assassiné...mais c'est une autre théorie que nous ne révelleront pas ici par manque actuel de certitudes...Nous y travaillons).

les 26 & 27 mai 1923 avaient lieu les 24 H du Mans automobile

LA GUARANTY-TRUST Cie

Celle-ci aurait revendu la machine à écrire Royal 10 à Monsieur Chenouard qui l'aurait ensuite revendue à Guillaume Seznec. Cette banque fut un des plus importants établissements bancaires américains. Filiale de la National Bank of Commerce in New-York, créée en 1839, résultant de fusions dont les dirigeants (Morgan-actuellement J-P Morgan Guaranty Trust Cie) furent à l'époque issus de la célèbre famille de banquiers Morgan. Durant la 1ère guerre mondiale, la Guarantie Trust lança des souscriptions sous forme de bons d'emprunts, ce qui lui valu d'être reconnue par les nations de l'entente grâce aux services rendus durant cette guerre.La sucursale de Paris créée en 1917 (4, Place de la Concorde), fut désignée officiellement pour gérer l'important service du gouvernement de la guerre U.S. et officiels militaires. Ceux-ci recevaient leur solde par le biais de la sucursale de Paris. Celle du Havre, créée en 1919, s'occupait principalement des finances liées aux exportations de coton, ainsi qu'une grande quantité d'importation de café. Elle était située au 122 boulevard de Strasbourg.


l'immeuble de la Guaranty Trust Company of New York à Paris 4 place de la Concorde

dernière mise à jour 26.08.08